Menu
01 88 24 23 21

Joignable 24h/24 7j/7

Je veux être rappelé

Se rendre à la clinique

32 rue Pierret
92200 - NEUILLY SUR SEINE

Consultation uniquement sur rendez-vous

Une question ? Un doute ?

Consultez notre foire aux questions, vous y trouverez sûrement une réponse !

Consulter la FAQ

Les chirurgies de sauvetage chez le chien et le chat à Paris, 
Neuilly-sur-Seine

Certaines maladies orthopédiques graves peuvent avoir un pronostic désespéré et conduire à une amputation. Néanmoins, il existe des techniques chirurgicales et des moyens de traitements permettant le sauvetage d’un membre malgré le pronostic initial.

Parmi les maladies dont le pronostic est grave citons les absences de consolidation osseuse (pseudarthroses), les déformations graves des membres, les destructions articulaires associées aux arthrites sceptiques et à l'arthrose terminale,  les écrasements des extrémités ou leurs nécroses (mort des tissus) et l’enraidissement en extension du genou.

Les nonunions ou pseudarthroses et les défauts de consolidation graves des membres

Les nonunions surviennent lorsque les conditions mécaniques et biologiques de cicatrisation osseuse ne sont pas présentent. Il en résulte une absence de cicatrisation osseuse 12 semaines après l’intervention (photos 1 et 2). Cette complication est difficile à traiter mais il existe des solutions permettant la guérison. Lorsque l’ostéosynthèse est instable, il est nécessaire de réintervenir chirurgicalement et d'utiliser une nouvelle technique d'ostéosynthèse stable et optimale, associée à une greffe de tissus osseux spongieux permettant l’apport de facteurs de croissance osseux et une cicatrisation optimale (photos 3 et 4).

radiographies préopératoires d'une nonunion du tibia après fracture de broche 14 semaines après l'intervention

Photos 1 et 2 : radiographies préopératoires d'une nonunion du tibia après fracture de broche 14 semaines après l'intervention

Photos 3 et 4 : radiographies postopératoires (photo 3) et 6 semaines après l'intervention (photo 4) témoignant de la guérison de la nonunion du tibia

Photos 3 et 4 : radiographies postopératoires (photo 3) et 6 semaines après l'intervention (photo 4) témoignant de la guérison de la nonunion du tibia

Les consolidations anormales des fractures appelées malunions s’observent en l’absence de traitement des fractures ou lors de complications du traitement  et sont caractérisées  par un alignement anormal des segments osseux fracturés (photos 5). Le traitement de ces malunions est chirurgical et se fait par la correction de la déformation osseuse avec un redressement et une nouvelle ostéosynthèse de façon à retrouver un axe osseux physiologique (photos 6).

radiographies préopératoires d'une cicatrisation vicieuse après ostéosynthèse  d'une fracture du radius cubitus  9 mois  après l'intervention.

Photo 5: radiographies préopératoires d'une cicatrisation vicieuse après ostéosynthèse d'une fracture du radius cubitus 9 mois après l'intervention. Notez la courbure anormale du radius et du cubitus

radiographies postopératoires   du chien de la photo 5 témoignant du bon alignement du membre

Photo 6: radiographies postopératoires du chien de la photo 5 témoignant du bon alignement du membre

Destructions articulaires associées aux arthrites sceptiques et à l'arthrose terminale

Les articulations peuvent être totalement détruites après une infection articulaire (arthrite septique) (photos 7 et 8), en fin d'évolution d'une arthrose ou après un traumatisme articulaire grave. Lorsque l'articulation est détruite seule deux options chirurgicales sont envisageables : les prothèses et les arthrodèses. Toutefois, les prothèses ne sont utilisées que pour la hanche et le coude chez le chien. Pour les autres articulations, l'arthrodèse est la seule option.

radiographies préopératoires du genou 9 mois   une TPLO (traitement de la déchirure du ligament croisé). Notez la destruction du fémur suite à une infection articulaire (arthrite septique)

Photos 7 et 8: radiographies préopératoires du genou 9 mois une TPLO (traitement de la déchirure du ligament croisé). Notez la destruction du fémur suite à une infection articulaire (arthrite septique)

radiographie 12 semaines après l'arthrodèse du genou chez le chien des photos 7 et 8

Photo 9 : radiographie 12 semaines après l'arthrodèse du genou chez le chien des photos 7 et 8

Vidéo 1 : notez la qualité de la marche 6 mois après l'intervention malgré l'arthrodèse et la raideur

L’arthrodèse peut être considérée comme un traitement des maladies terminales des articulations des tarses et des carpes principalement mais également des coudes, des épaules ou des grassets dans certains cas. Cette technique consiste fusionner deux segments osseux au dépend de l’articulation par exérèse du cartilage, greffe d’os spongieux et ostéosynthèse. L’intervention est planifiée de manière à ce que l’angulation des segments osseux se rapproche le plus possible de la position physiologique de l’articulation traitée et permette à votre animal de se déplacer avec le maximum de confort (photo 9 et vidéo 1). Dans les cas où la pose d’une prothèse n’est pas envisageable, la réalisation d’une arthrodèse permet de sauvegarder le membre et de ne pas recourir à l’amputation. Votre animal, après une très courte période d’adaptation, retrouvera une mobilité tout à fait normale.

Conservation d'une extrémité écrasée, nécrosée ou gangrénée

Les chiens ou les chats sont souvent victimes d'accidents de voiture, de chute, de morsures ou de maladies engendrant un écrasement ou une nécrose voir une gangrène de l'extrémité. L'aspect initial de l'extrémité peut faire penser en première intention à une amputation. De nombreuses techniques chirurgicales permettent la sauvegarde de l'extrémité avec un excellent pronostic et une marche de qualité.

Chirurgie reconstructrice

La chirurgie reconstructrice des extrémités traumatisées permet leur recouvrement grâce à l'utilisation de techniques de transfert de peau d'une partie du corps à une autre. La perte cutanée peut être étendue à tous les membres lors d'un « dégantage » très fréquemment secondaire à un accident de la route avec écrasement du membre (photos 10 à 13), le tout associé à des fractures.

vue préopératoire du membre accidenté avec nécrose et perte cutanée intéressant toute l’extrémité

Photo 10 : vue préopératoire du membre accidenté avec nécrose et perte cutanée intéressant toute l’extrémité

vue pendant l'intervention de utilisation d'un lambeau cutané recouvrant la perte de substance

Photo 11 : vue pendant l'intervention de utilisation d'un lambeau cutané recouvrant la perte de substance

vues postopératoires 4 semaines (photo 12) et 6 semaines (photo 13) après la reconstruction. Des greffes en pastilles ont été utilisées sur la plaie afin d'accélérer la cicatrisation

Photos 12 et 13 : vues postopératoires 4 semaines (photo 12) et 6 semaines (photo 13) après la reconstruction. Des greffes en pastilles ont été utilisées sur la plaie afin d'accélérer la cicatrisation

Podoplasties

Il est fréquent que  le chien ou le chat perde un ou plusieurs doigts. Il est possible de reconstruire l'extrémité en utilisant 1,2 voir 3 doigts ou leurs coussinets. Ces techniques sont connues sous le nom de podoplasties. Les coussinets des doigts, principaux et accessoires sont utilisés pour recouvrir l'extrémité. Un seul coussinet, même de petite dimension, permettra de retrouver une marche confortable comme nous l'illustrons avec ce Springer français qui avait perdu trois de ses extrémités à la suite d'une piroplasmose. Seule la reconstruction de l'extrémité du membre antérieur gauche sera utilisée pour démonstration mais de nombreux autres techniques existent (photos 14 à 18).

vue de l'extrémité du membre antérieur gauche chez un Springer après nécrose de l'extrémité suite à une piroplasmose.

Photo 14 : vue de l'extrémité du membre antérieur gauche chez un Springer après nécrose de l'extrémité suite à une piroplasmose.

schémas illustrant la reconstruction de l'extrémité avec amputation de celle-ci et réalisation d'un lambeau déplaçant le coussinet accessoire

Photos 15 et 16 : schémas illustrant la reconstruction de l'extrémité avec amputation de celle-ci et réalisation d'un lambeau déplaçant le coussinet accessoire

vue de l'extrémité en post-opératoire (photo 17) et 7 semaines après l'intervention (photo 18). Le coussinet accessoire a pris la forme d'un coussinet volumineux et fonctionnel

Photos 17 et 18 : vue de l'extrémité en post-opératoire (photo 17) et 7 semaines après l'intervention (photo 18). Le coussinet accessoire a pris la forme d'un coussinet volumineux et fonctionnel

Reconstructions complexes

La conservation de certaines extrémités peut-être délicate et faire appel à des reconstructions osseuse, musculaire et cutanée  pour les cas les plus complexes. Dans l'exemple de ce chat européen de 3 ans, la morsure lors d'une bagarre par un autre chat a engendrée une gangrène et une destruction tissulaire étendue et grave (photo 19). L'infection a engendré une nécrose de la peau, des muscles et des os. La reconstruction musculo-cutanée (photo 20),  osseuse avec utilisation de substitut osseux et de cellules souches (photo 21) a permis la préservation de l'extrémité (photo 22).

vue du membre antérieur droit après gangrène de l'extrémité suite à une morsure chez un chat de 3 ans

Photo 19 : vue du membre antérieur droit après gangrène de l'extrémité suite à une morsure chez un chat de 3 ans

reconstruction des tissus mous par transfert de la peau et des muscles du thorax sur l'extrémité

Photo 20 : reconstruction des tissus mous par transfert de la peau et des muscles du thorax sur l'extrémité

radiographies de la reconstruction osseuse avec utilisation d'un substitut osseux et de cellules souches, le tout  maintenu par des fixateurs externes

Photo 21 : radiographies de la reconstruction osseuse avec utilisation d'un substitut osseux et de cellules souches, le tout maintenu par des fixateurs externes

photo du chat des photos 19 à 21,  18 mois après l'intervention

Photo 22 : photo du chat des photos 19 à 21, 18 mois après l'intervention

Enraidissement en extension du genou et maladie fracturaire

La maladie fracturaire est une complication du traitement des fractures avec immobilisation. La forme la plus connue est l’enraidissement en extension du genou mais toutes les articulations peuvent être atteintes avec perte de leur mobilité. Le membre atteint est maintenu en extension rigide (photo 23); généralement, l'animal n’utilise pas son membre lors de la marche et ne peut le fléchir. Cette maladie est caractérisée par une atrophie de tous les tissus et une perte de mobilité de l'articulation concernée (photo 24). Cette complication est considérée comme irréversible en l’absence d’intervention chirurgicale.

Le traitement de l’enraidissement en extension du genou utilise une désinsertion des adhérences entre les muscles de l'appareil extenseur de la jambe et le fémur, voire une désinsertion de ses muscles (photo 25). Le membre est maintenu en semi flexion pendant trois semaines avant une période de rééducation. Le pronostic est généralement favorable car l'animal peut remarcher même s'il a perdu une mobilité normale genou (photo 26).

vue du membre chez un boxer atteint d'une hyperextension du genou gauche après ostéosynthèse du fémur

Photo 23 : vue du membre chez un boxer atteint d'une hyperextension du genou gauche après ostéosynthèse du fémur

radiographie du fémur guéri avec le genou en hyperextension

Photo 24 : radiographie du fémur guéri avec le genou en hyperextension

vue peropératoire après libération des muscles et flexion du genou

Photo 25 : vue peropératoire après libération des muscles et flexion du genou

vue du chien des photos 23 à 25, 12 semaines après l'intervention. Notez la position de marche du membre postérieur gauche

Photo 26 : vue du chien des photos 23 à 25, 12 semaines après l'intervention. Notez la position de marche du membre postérieur gauche

De nombreuses autres techniques chirurgicales permettent de récupérer des extrémités très compromises. N'hésitez pas à nous contacter pour tout renseignement.

Contactez-nous

Consultez également

Ce qui nous caractérise

Accueil et suivi personnalisé par l’ensemble de l’équipe soignante. Prise en charge globale et immédiate des patients. Respect du bien être de l’animal et traitement systématique de la douleur. Sécurité de l’anesthésie (protocole appropriés et monitoring répondant aux dernières normes). Chirurgie ambulatoire grâce à la chirurgie mini-invasive et aux anesthésies sophistiquées. Structure équipée d’un système permanent de décontamination d’air. Matériel de pointe. Chirurgie non-invasive. Formation continue de nos vétérinaires et du personnel soignant.